Article paru dans Nordic en Avril 2000

Article paru dans Bilto Magazine en juillet 2000

Mieux vivre grâce au Feng Shui !

Les vieilles recettes d’antan ont tout de même du bon. Après la santé par les plantes, voici le bonheur par le Feng Shui, une ancienne science chinoise qui en améliorant l’habitat, efface fatigue, stress et redonne de la vitalité. De nos jours, elle est couplée avec la géobiologie. Entreprises, personnalités comme le couple Clinton, le prince Charles et Elton John y ont recours, mais aussi des propriétaires de chevaux de courses. Ainsi Ourasi aurait bénéficié d’un tel environnement.

De nombreux éléments en sous-sol ou dans l’univers de la maison comme le gaz radon, les lignes à haute tension ou l’amiante, sont carrément nocifs à la santé des humains ou des bêtes. D’autres au contraire sont plutôt bénéfiques. Tout cela, c’est le Feng Shui. Particulièrement bien placée pour s’intéresser à ces phénomènes puisqu’elle travaillait dans une agence immobilière, Joële Vesin a tout abandonné pour suivre sa voie et devenir géobiologiste. Ce qui l’a particulièrement intéressée, c’est que dans les deux disciplines, tout est basé sur le bon sens.

A l’école du bon sens :

« Le Feng Shui remonte à cinq mille ans en arrière, explique-t-elle. Cette discipline chinoise était pratiquée alors par les gens de grand savoir comme les médecins, astrologues ou radiesthésistes. Elle était réservée à l’empereur et à une élite. Avant toute construction, on faisait paître durant un an un troupeau de moutons sur le terrain. Le délai achevé, quelques bêtes étaient sacrifiées et l’on analysait leur foie. En cas de maladie, cela signifiait qu’il existait des problèmes géopathogènes dans le sous-sol et que l’endroit était impropre à la vie. Il ne restait plus qu’à trouver un autre emplacement. »

Il existe quatre grandes écoles : celle de la boussole qui emploie les quatre points cardinaux, celle des formes qui s’appuie sur quatre animaux, la tortue, le phénix, le dragon et le tigre, l’école occidentale qui applique le Pa Kua qui divise la maison en neuf secteurs et le Feng Shui intuitif.

Aujourd’hui, les plus grands praticiens de Feng Shui complètent leurs connaissances par l’étude de la géobiologie qui s’intéresse aux perturbations provenant des sous-sols. L’élevage en batterie des bovins ou des cheveaux ont donné un essor à ces deux disciplines. Dans certains endroits, des animaux tombaient malades sans explication. On a fait appel à des géobiologistes qui ont prouvé qu’il existait des points néfastes liés au sol. Cela peut-être une faille sèche ou humide ou un courant d’eau qui amène une perturbation tellurique du champ magnétique terrestre. Ou encore un réseau Hartmann, du nom du scientifique qui a découvert qu’un quadrillage d’énergie invisible sort de la terre tous les deux mètres. Chaque croisement correspond à des perturbations. On peut les détecter avec des baguettes ou des appareils. Un animal ou une personne qui dort à l’aplomb d’un de ces phénomènes va voir le rythme vibratoire des ses cellules augmenter, ce qui lui procurera du stress, de la fatigue et même des maladies plus graves. Lorsque l’on a déplacé les bêtes, annulé certains box ou que les géobiologistes ont fait des corrections, tout est rentré dans l’ordre.

« J’ai des gens qui m’ont fait venir dans le Var, raconte Joële Vesin. Il y avait un box avec deux chevaux. J’ai trouvé une faille qui traversait l’un des boxes. Quand je l’ai montrée à la dame, elle m’a dit : « Oh, mais les fourmis passent par là et mon cheval fait une allergie à l’acide formique ». J’ai fait une correction avec un fil de cuivre dans un endroit particulier et ensuite les fourmis ne sont plus venues et le cheval n’a plus souffert d’aucun trouble. »

A l’usage de la maison :

Le Feng Shui s’applique aussi au logement des humains. Pour être au mieux de sa forme, il suffit de suivre certaines règles. Il serait certainement judicieux, lorsque l’on veut construire, de faire appel à un géobiologiste qui étudiera le terrain avant qu’on en fasse l’acquisition. De façon à éviter les noeuds Hartmann, l’eau souterraine, vérifier qu’il ne s’agit pas d’une ancienne décharge ou cimetière ou encore d’un sol granitique. Grâce à certains appareils et notamment aux baguettes de coudrier, Joële arrive à les détecter.

« Quelqu’un comme moi, explique-t-elle, géobiologiste n’est pas un extraterrestre, c’est quelqu’un qui se sert de son corps pour sentir des vibrations qui viennent du sous-sol, comme les sourciers. D’ailleurs, je suis sourcier. »

Plus facile à voir mais à éviter également, les pylônes, les poteaux et les angles saillants. En revanche, l’eau qui coule en surface (rivière, ruisseau…) est bénéfique, tout comme les pinèdes. Et encore un conseil, bien aérer la cave ou le vide sanitaire où vient s’emmagasiner le radon. Il existe aussi des règles importantes à suivre, tout particulièrement dans les chambres, l’endroit où l’on dort et où l’on reste confiné près d’une dizaine d’heures. Ne pas mettre de poutres au plafond au-dessus du lit, on dit que cela provoque la séparation des couples ou de terribles migraines ou des maux dans les jambes. Toujours accoler son lit à un mur qui représente la tortue dans le Feng Shui. De façon à ce que la personne soit protéfée et qu’elle n’ait pas la possibilité de se laisser surprendre par l’arrivée inopinée d’un inconnu mal intentionné. En revanche, en face, vers le phénix, il est bon de percer une fenêtre. A gauche, côté dragon, une armoire, un meuble haut sera le bienvenu et à droite, dans le sens du tigre, une table basse. Faire attention, souvent les prises de terre sont mal reliées et dans qu’on s’en aperçoive, il y a déperdition d’électricité ce qui est mauvais pour la santé. C’est pourquoi il vaut mieux éloigner le réveil, le téléphone et la lampe à 1,50 mètre du lit. Même souci pour le poste de télévision dont on dit qu’il fait fuir les maris ou occasionne des tensions dans le ménage. A jeter également, les fleurs séchées. Mais il existe aussi des objets bénéfiques. Les miroirs, par exemple, sauf s’ils sont placés face au lit, les fontaines, les spots, un carillon, un aquarium ou une plante. « Rien ne coûte d’essayer, ajoute la spécialiste, et de se faire une idée par soi-même. »

Laure Vernon